Arrêtons de nous focaliser sur la beauté du chien pour le choisir

Je sais que ça paraît fou dans notre monde basé sur la beauté extérieure et le paraître… Mais je pense aujourd’hui qu’un chien ne devrait pas être choisi pour son physique.

Quand j’ai pris Jounka, mon Akita, j’étais loin de penser ça. D’ailleurs je le dis tout le temps, sa beauté est son plus grand défaut ! À cause de ça beaucoup d’inconnus veulent la caresser, certains hurlent même en la voyant. Je vous laisse imaginer son mal être… De ce côté là, le travail à faire est clairement pour l’humain. L’autre problème lié à son physique, c’est qu’on ne l’avait vraiment pas choisie pour son caractère. On a dû énormément changer pour qu’aujourd’hui nous vivions bien ensemble, sereinement. Evidemment je l’adore, tout ces changements se sont avérés aussi bénéfiques pour elle que pour moi ! Aujourd’hui c’est que du bonheur de l’avoir, mais les trois premières années avec elle ont été très éprouvantes, jamais je ne le cacherai.

Pour Nigel, j’ai fais tout l’inverse. Physiquement, ça n’était vraiment pas mon type de chien. Rares sont les gens qui le trouvent beau mon rocket. Personne ne se retourne pour le regarder, tout émerveillé. Personne ne m’interroge sur sa race, ou ne ne cherche à le caresser. Je ne vais pas vous le cacher : c’est génial ! On ne se sent pas acculés, harcelés quand on se balade. Alors oui, il n’est pas beau, mais il n’en est pas moins incroyablement mignon. Paradoxal n’est ce pas ? C’est Nigel quoi, un paradoxe à lui tout seul, pour ce chien géant dans un corps de mini. Il me fait rire, m’est d’une grande aide surtout quand il s’agit de détendre son acolyte Jounka. Il est très adapté à notre vie. Je l’adore, même s’il a aussi ses petits défauts bien sûr.

Enfin, Nigel n’a pas de problèmes d’hypertype. On observe une accentuation à l’extrême de traits distinctifs chez de nombreuses races de chiens à la mode, qui attirent par leur physique. Ils ont plus de soucis pour communiquer avec leurs congénères (queue recourbée sur le dos ou courte, oreilles tombantes, face applatie, yeux équarquillés, pattes courtes, dos raccourcis ou allongé, plus bas….) mais aussi de gros problèmes de santé liés à tout cela. 

L’adoption de mon petit warrior possible car quand je l’ai vu la première fois je ne me suis pas dis « oh non c’est pas le genre de physique que j’aime ». J’ai essayé de voir différemment les choses. J’ai essayé d’entrevoir qui il était, et si nous allions nous convenir. D’ailleurs par rapport au premier jour, je le trouve beaucoup plus beau aujourd’hui, car nous avons créé un lien ensemble.

Ce tout petit bout m’a encore plus ouvert les yeux sur la futilité de s’attacher à la plastique d’un être vivant. Maintenant je ne vois plus les chiens comme beaux parce qu’ils ont une jolie couleur, une bonne bouille. Je les trouve beaux quand je les vois heureux, à l’aise. Encore plus quand nous réussissons à nous comprendre et nous faire confiance mutuellement.

Après tout, on ne choisi pas nos proches parce qu’ils sont beaux, mais parce qu’on les apprécie, après avoir appris à les connaître. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour nos compagnons canin ?

Bon on se l'avoue finalement, il est chou ce Nigel !